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1995 La grande façade d'un nouveau magasin "COLRUYT" à Bruxelles
s'orne de quatres grandes fresques peintes par Paul De Gobert, quatres saisons en fruits et légumes géants.
Paul dans son atelier

La saison des fraises
Manger des fraises en saisons, c'est renforcer les liens naturels avec l'environement et permettre un rapport au temps plus durable . Le plaisir de redécouvrir à chaque saisons, les saveurs et les odeurs particulières.
"des fraises toutes l'année " est un slogan dévastateur aux conséquences très néfastes pour l'envirronnement, beaucoup de CO2 relaché dans l'atmosphère par le transport par avion et camions, pour la terre, l'utilisation d'engrais chimiques, l'épuisement des nappes d'eau souterraines, sans oublirer l'exploitation humaine par la récolte à bas salaires.
Dans le centre ville,Un promoteur qui a en charge l'aménagement d'une galerie commerciale, propose à Paul De Gobert de créer une fresque dans l'entrée de la galerie qui donne accès à
un supermarché.

" J'ai imaginé cette peinture comme une promenade de lutin dans un sentier qui longe un potager, revisitant le potager des humbles villageois et les jardins potagers publics
bordant les voies de chemin de fer désafectées de la région frontalière entre la France et la Belgique, d'une croisette maraichère du bord de mer, plantées de grands et
magestueux poireaux, des terrils d'anciennes mines recolonisées par des jardiniers ayant émigrés avec tout le savoir horticole de leur pays. J'ai dessiné de beaux légumes bio,
dans ces jardins extraordinaires, un peu sauvage et regénérés par de nouveaux jardiniers passionés par la liberté de leur grand âge."
Avenue des poireaux et des échalottes
carrefour des légumes
durant le chantier
"des légumes aux paniers"

1996 Préparant une oeuvre sur le thème des plantes médicinales, Paul se rend régulièrement au
jardin des plantes pour les dessiner. Se souvenant d'une histoire d'orties qui avait marqué son enfance:
" La bataille des orties s'était déclenchée entre deux bandes rivales. Un grand jeux : Pour les captifs du camp adverse, une épreuve était imposée par la traversée d'un
champ d'orties avec les jambes nues !..."




orties sur
ardoises 


1989 Hôtel Ciru à Bruxelles
Paris 1993
Installé dans son nouvel atelier du 13 ème arrondissement, dans la célèbre rue Marcel Duchamp , Paul prépare une nouvelle oeuvre intégrée à un ensemble architectural de logements dans
la Zac Tage Kellerman, un projet réalisé par l'immobilière des 3F et étudié par le bureau d'architecture AUSIA. Les architectes Thierry Verbiest et Michel Benoit proposent à Paul De
Gobert d'y intégrer une fresque dans le passage public donnant accès au parc et dans les halls .
"J'ai voulu faire de ce passage public un espace lumineux et coloré, donnant aux piétons qui flânent une évocation de forêt en automne.
Lorsque le soleil oblique ses rayons, il éclaire plus aisément les troncs des arbres déjà dégarnis de leurs premières feuilles dorées, tel un court passage dans le temps que l'on aimerait fixer.
Cet espace vaste et couvert, traversé par un passage élevé comme un pont dans les arbres, se prêtait au thème de la forêt.
On passe d'un immeuble à l'autre comme on change de saison. La nuit, le passage est éclairé et éclairera la forêt.
C'est lors d'une visite sur les lieux du chantier, que j'y ai découvert le jeu du soleil qui a déterminé les grandes lignes directrices de la fresque. Lorsqu'à midi, celui-ci se pointe, il
ponctue successivement les deux murs opposés de raies de lumière variables suivants les saisons. L'architecture aidant, la géométrie des ombres s'est imposée.
Aussi, je décide de placer le rayon peint sur un des deux murs de manière à croiser le rayon réel du soleil: ainsi, il y aura le rayon peint les jours gris, que le soleil pourrait venir
contrarier suivant son humeur ".

L'angle de lumière déssiné parle soleil déterminera mon projet


Le passage vers le parc

rayon de soleil
inondant le passage

Rayon peint sur le mur opposé


Accueil et Hall d'entrée